Se lancer à l'international, relais de croissance pour les PME

Marie Escaich21/May/2015Commerce international

Quand la demande nationale se contracte, l’international constitue un relais de croissance pour les petites et moyennes entreprises françaises qui choisissent d’exporter.

Si augmenter leur chiffre d’affaire reste leur première source de motivation, les PME exportatrices qui bénéficient d’une ouverture à l’international boostent aussi leur capacité d’innovation et leur productivité.

S’ouvrir à l’international, qu’en pensent les PME ?

Dans un contexte de crise, les PME affirment vouloir dynamiser leur activité à l’export : 90 % des entreprises ont pour ambition d’augmenter leur chiffre d’affaires à l’export sur le court terme. Les PME considèrent principalement l’exportation comme le moyen d’augmenter leur chiffre d’affaires (43 %) et de promouvoir l’image de leur entreprise (19 %).

Les résultats des entreprises exportatrices sont particulièrement encourageants. Selon une étude menée par TNS Sofres pour la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises, pour 62 % de entreprises interrogées, l’export représente plus de 25 % de leur chiffre d’affaires. 2/3 d’entre elles exportent d’ailleurs depuis plus de 10 ans.

En moyenne, elles exportent dans 3,6 zones géographiques. Si les opportunités sont moins nombreuses en Europe où les parts de marchés sont plus difficiles à conquérir, l’Amérique du Nord, la Chine et la Russie, principaux partenaires commerciaux de l’Union Européenne, sont des pays clients où les opportunités de croissance sont réelles. Le Moyen-Orient et l’Afrique subsaharienne voient également leur importance croître. Au total, 76 % de ces PME exportent en dehors de l’Europe.

Les exportateurs sont plus innovants (64 %) que les sociétés qui limitent leur activité à la France (43 %), et sont également 5 à 10 % plus productifs, sans compter que 40 % de leurs dirigeants sont plus optimistes quant à leurs perspectives de développement commercial, contre 20 % des sociétés non exportatrices.

Malgré tout, sur les 3 millions de PME françaises, certaines hésitent encore à se lancer à l’international. Leurs craintes face à l’export sont souvent liées à une méconnaissance des marchés, à la barrière de la langue, aux réglementations locales et aux taux de change.

Des mesures d’accompagnement pour les PME frileuses

Des mesures d’accompagnement sont à la portée des PME qui souhaitent proposer leurs services au-delà de leurs frontières nationales.

Une attention particulière est apportée par le Gouvernement à l’internationalisation des PME. Le Gouvernement a pour objectif d’accroître le nombre de PME françaises exportatrices et de parvenir à 150 000 entreprises exportatrices d’ici 2017, contre 120 000 actuellement. Les mesures prises ont également pour but de diversifier les flux d’exportations et d’augmenter la pérennité de ces entreprises. Pour favoriser la compétitivité des entreprises françaises, le Gouvernement crée Business France qui a pour objectif de favoriser le développement des entreprises françaises à l’international et renforcer la promotion de l’image économique de la France.

En plus de ces initiatives gouvernementales, s’appuyer sur des spécialistes qui connaissent les contraintes des marchés et les spécificités de chaque pays est un atout pour faire de cette expansion un succès. Fort de cet accompagnement, les dirigeants peuvent se focaliser sur leur cœur de métier et gagner en efficacité dans leur développement international.

Sources : Bpifrance, Insee, TNS Sofres

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Écrit par Marie Escaich

Responsable Marketing chez Ebury, Marie est diplômée d’un Master en Management Interculturel avec une spécialisation en Communication.