Pourquoi la vente récente du dollar ?

  • Go back to blog home
  • A propos d’Ebury
    Actualités
    Analyse du marché des devises
    Commerce international
    Fraude
    Innovation
  • Latest

2 June 2020

Written by
Augustin Doittau

FX Corporate Dealer

Dans la continuité de la fin mai, le dollar a débuté juin en perdant du terrain contre les autres devises majeures.

L’EUR/USD a atteint brièvement hier son plus haut niveau depuis la mi-mars, tandis que le câble est repassé au-dessus de la barre des 1,25. Les investisseurs restent globalement optimistes, privilégiant ainsi les devises plus risquées aux valeurs refuges comme le dollar. Les investisseurs ont été généralement encouragés par les dernières nouvelles sur le coronavirus. Une diminution du nombre de nouveaux cas dans la plupart des grandes zones économiques a déclenché un assouplissement massif des mesures du confinement.

La forte montée des tensions aux États-Unis n’a pas encore impacté le moral des investisseurs. Ces manifestations pourraient accélérer la propagation du virus sur le territoire, ce qui pourrait donner une autre raison pour laquelle le dollar se retrouve sous pression. En attendant, les données économiques en provenance des États-Unis lundi dernier sont loin d’avoir aidé la cause du dollar. L’indice manufacturier ISM n’a pas répondu aux attentes, se positionnant à 43,1 en mai contre les 43,6 attendus – en grande partie en raison d’un niveau encore très faible de nouvelles commandes.

La livre fait un bond en avant grâce aux titres positifs du Brexit

La livre sterling a réalisé l’une des meilleures performances face au dollar lundi.

L’ampleur de la hausse d’hier s’explique principalement par les quelques informations positives publiées autour du Brexit. Selon les rapports, la Grande-Bretagne est maintenant prête à faire des compromis sur certains points de friction dans les négociations, notamment sur la flexibilité de sortie et les règles commerciales. Le gouvernement britannique a jusqu’à la fin juin pour demander à l’UE une prolongation de la période de transition (qui s’étend actuellement jusqu’à fin 2020).

Johnson a bien évidemment exclu à plusieurs reprises la demande d’un report, ce qui a provoqué l’inquiétude des investisseurs quant à la possibilité d’une sortie brutale en fin de l’année. La nouvelle d’un potentiel compromis est donc très encourageante et nous rend plus confiant quant à un accord pour éviter un “no deal”.
Les investisseurs ont d’ores et déjà un œil rivé sur la réunion de la BCE jeudi et sur le rapport sur les salaires américains vendredi.

SHARE